Le langage

Notes d’atelier

L’étayage structurant du langage apparaît aussi comme un corsetage de la spontanéité enfantine.
L’une des dimensions de cette spontanéité s’exprime dans la contamination du réel par le rêve, contamination que les adultes ressentent en général comme un possible débordement chaotique alors que les artistes le vivent comme la voie d’accès royale à l’expression artistique.

Grandir, c’est construire la rationalité, la causalité aux dépens de la conjonction, la consonance.
Pour les adultes qui ont coupé les racines du poétique, les choses se tiennent « devant eux » ; il n’y a plus osmose silencieuse, connivence. Ils sont uniquement dans une frontalité où domine la représentation et ils ne « participent » plus au monde dans une mise en présence mutuelle.
Accéder au langage permettrait d’accéder à la lecture du monde mais en perdant le chant du monde…

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