Se taire et parler

Je suis souvent confrontée au silence soit à certains moments de la séance soit pendant toute la séance. Toute mon attention est alors tournée vers la perception de ce que le silence porte. Il ne s’agit pas bien sûr d’occuper artificiellement le silence par une parole censée porter la relation, dans une relation langagière obligée mais d’utiliser paradoxalement le silence comme langage souterrain, en étant attentive aux différentes qualités des silences : il y a des silences vides et stériles mais aussi des silences riches et conducteurs dans lesquels on peut s’installer et grâce auxquels un véritable échange peut exister.
Tout mon effort est justement de laisser le silence prendre sa place en acceptant le retrait nécessaire, en nourrissant ce silence de ma présence, en m’ajustant à une sensibilité qui devient atmosphérique et spatiale.
Le silence est comme une assise qui peut permettre alors l’élan de la parole.

Une réflexion sur « Se taire et parler »

  1. Bonjour
    Ce que vous crivez sur le silence me touche beaucoup. Je sens toute l’paisseur de ce temps silencieux que certains s’vertuent ? encombrer. Et pourtant comme vous le dites il peut tre si riche de sens sans parole aucune.
    Cela me donne du got pour la vie de vous lire ainsi.merci

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*