Archives de catégorie : Notes d’atelier

Mental et corps

Ce que fait le mental : organiser, réguler, contrôler, sens de la surface et des contours ; Son défaut : tentation de généraliser, d’uniformiser ; son cri de ralliement : tenir ! sa peur : se disperser, se perdre. Son talent : nommer. 

Ce que sait le corps : rythme, musicalité, espace et profondeur, jeu ; son défaut : se taire ; son cri à lui : jouir ! sa peur : disparaître ; Son talent : résonner. 

L’expression comme consolation

Face à son silence, à la remarque de sa thérapeute, lui disant que l’on pouvait s’exprimer autrement qu’avec des mots, il répondit en atelier (à son désir de disparaître, d’être invisible?) en étalant de la peinture blanche sur du papier blanc; ensuite, il recouvra de peinture noire et y ajouta des paillettes colorées : les ombres de sa tristesse devenaient nuit étoilée. Il mit en scène ainsi son état intérieur dans ces étapes du peindre.

Pourrait-on parler de la force de consolation de l’expression ?

La sensation de sens

Multiplicité et toupie du sens : la forme est rétive à l’enfermement dans une seule désignation qu’elle soit descriptive ou symbolique et peut même échapper à toute désignation, les associations évocatrices sont quelquefois impossibles ; on a accès directement à la « sensation de sens », le mystère s’exprime mais sans dévoilement ; la forme est la gardienne du secret qu’elle exprime.

Oser

Le sentiment d’un saut, d’un passage où on ose un geste, une sensation, on traverse un interdit de présentification, un tabou intérieur ; on perd ses repères et on aboutit à une clairière de possibles.

A ce moment, on ne maîtrise plus la forme, il y a retournement et c’est la forme qui nous guide et nous indique ce qu’il y a à faire.